Tous les deux ans, le « Gender equality index 2019 » publié par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes établit un classement des 28 pays de l’Union. L’index est calculé sur la base de six indicateurs : travail, argent, éducation, temps social et domestique, pouvoir et santé.
Tandis que la France se classe troisième du classement général derrière la Suède et le Danemark, l’Allemagne montre qu’elle a encore des progrès à faire en matière d’égalité des genres, en se classant 12ème seulement.

EMPLOI
L’inégalité principale persiste au niveau de l’emploi. Si, en Allemagne, le taux d’emploi est de 76 % pour les femmes et de 84 % pour les hommes (en France respectivement : 68 % et 75 %), le temps partiel féminin est beaucoup plus répandu outre-Rhin. En effet, elles sont 48 % à occuper ce type de contrats, contre 11 % pour les hommes (en France, respectivement : 30 % et 8 %). Ainsi, les femmes travaillent en moyenne 30 heures par semaine (34 heures en France), contre 39 heures pour les hommes.
ARGENT
Si l’on ajoute à cela la différence salariale horaire de 21 % (15 % en France), le gap de revenus mensuels est donc de 22 % en défaveur des femmes. Cela est encore plus vrai pour les retraites : les femmes perçoivent en moyenne 38 % de moins que les hommes (30 % en France).
POUVOIR

Enfin, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes note que, depuis l’introduction de la règle de la parité en politique en France en 2000, la part des femmes a beaucoup augmenté : elles sont aujourd’hui 39% au Parlement et à parité dans les équipes gouvernementales.
Chez nos voisins allemands, la progression est plus lente. Si elles représentent 40,5 % des ministres, leur nombre plafonne cependant en dessous de 35 % au Parlement et dans les instances régionales. Depuis le quota de 30% de femmes aux postes de direction dans les grandes entreprises rendu obligatoire en 2016, leur présence dans les hautes sphères est passée de 17,5 % en 2013 à 30,9 % aujourd’hui.

Pour autant, malgré ces résultats en progression dans les deux pays, Virginija Langbakk, directrice de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE), estime que « nous sommes encore loin de la ligne d’arrivée. Notre indice, critère de référence de l’égalité de genre dans l’UE, montre que presque la moitié des États membres sont en deçà des 60 points. Alors que le nouveau Parlement et la nouvelle Commission définissent et renouvellent les priorités de l’UE pour le prochain cadre stratégique, il est crucial que l’égalité de genre passe à la vitesse supérieure ».
Selon l’Institut, l’accent doit aujourd’hui être mis sur un partage plus équilibré des charges familiales, qui incombent encore majoritairement aux femmes, ainsi que sur un meilleur accès aux postes à responsabilités.



Laisser un commentaire